Accompagnement à la naissance

Les ateliers de Mathilde

Le mystère de la naissance m’a toujours passionnée. Mes choix d’orientation ont longtemps oscillé entre des études de sage-femme ou d’ostéopathe. Aujourd’hui, me voilà pleine de gratitude de pouvoir explorer, à travers mon métier, le royaume de la périnatalité. Je suis infiniment reconnaissante de pouvoir partager aux femmes, en quête d’une naissance plus respectueuse de leur corps et davantage en harmonie avec leur futur bébé, un autre regard sur l’accouchement.

Dans mon parcours de mère, j’ai d’abord vécu deux fausses couches, douloureusement. J’en ai longtemps cherché le sens. Comment, pourquoi ces bébés « arc-en-ciel » sont venus dans mon ventre et partis peu de temps après ? Quel était leur message ? Est-ce qu’un jour un enfant pourra y grandir et voir le jour, en bonne santé ?
Lorsque pour la troisième fois, j’ai vu se dessiner la petite croix bleue sur le test de grossesse, je ne me suis pas vraiment autorisée à m’en réjouir. Oui, je suis enceinte, mais sait-on jamais… Le premier rendez-vous chez la gynécologue obstétricienne ne m’a pas plus rassuré, même si les mots « tout va bien à l’échographie, pas d’hématome rétro-placentaire, date d’accouchement, déclaration de grossesse, félicitations » résonnaient encore en moi.
Semaine après semaine, le fœtus tenait bon, je pouvais enfin croire que j’allais devenir mère. Les nausées et maux de grossesse m’encourageaient à y croire : « plus les symptômes sont forts, plus ça signifie que mon bébé s’accroche fort dans mon utérus ! », me répétais-je.

Je voulais préparer au mieux mon accouchement. Je me suis largement renseignée sur les cours de yoga prénatal, les séances d’haptonomie, de sophrologie, d’exercices de relaxation, de chant prénatal, de massage bébé, j’ai rédigé un projet de naissance de trois pages, lu beaucoup d’ouvrages sur la périnatalité (notamment « pour une naissance sans violence » de Frederick Leboyer, que je recommande !), tout en étant déçue des réponses. J’avais le sentiment que ça sonnait creux, que cela restait en superficiel. Difficile de trouver quand on ne sait pas ce qu’on cherche. Naïve, je pensais qu’il suffisait de maîtriser la théorie pour réussir un accouchement.
Le jour J, dans le vortex de la naissance, le doute s’est immiscé. Je voulais un accouchement naturel, sans péridurale, sans faire la fameuse « poussée-bloqué » (on pousse à la demande de la sage-femme, en apnée), si délétère pour les tissus vaginaux et le périnée, favorisant les déchirures et les hémorroïdes. Dans cet état de grande vulnérabilité et pourtant au paroxysme de l’expression de notre puissance du féminin, il est si facile de se laisser convaincre par l’obstétricien, sage-femme, anesthésiste, qui représentent le savoir, et de se laisser mener par ce qu’ils ont décidé pour nous. Toute la préparation de l’accouchement, ce temps où le col de l’utérus se dilate chaque fois un peu plus, où les contractions s’intensifient, jusqu’à dilation complète, ce temps appelé « le travail de l’accouchement », je l’ai passé à quatre pattes essentiellement, mon ventre baignant dans l’eau. J’étais bien dans cette position. Le travail progressait bien. Je respirais en conscience, en harmonie avec le rythme des contractions qui vibraient au fond de mes entrailles. On m’a demandé de m’allonger sur le dos, en position gynécologique et de pousser en bloquant, car j’entendais dire autour de moi « elle s’y prend mal ». Pourquoi ? J’ai eu peur tout d’un coup pour mon bébé alors je m’y suis appliquée et je me suis laissée mener par l’équipe médicale. Propulsée, ma fille est sortie rapidement, en même temps qu’une hémorroïde et une déchirure périnéale. Plus rien ne compte alors, seul ce temps suspendu de la première rencontre. Le placenta ne se décollant pas, l’anesthésiste a insisté pour me faire une anesthésie générale et a finalement accepté une « simple » péridurale, afin de procéder à une révision utérine.
- le comble après l’accouchement ! -
Bien que très différentes, les naissances de mes enfants, sans péridurale, m’ont poussée dans mes plus profonds retranchements. Il m’a fallu chercher en moi des ressources insoupçonnées pour traverser la puissance des contractions.
Je me suis alors beaucoup questionnée sur ces différents états que traverse une femme qui met au monde. Comment accompagner ces passages qui nous transcendent ?
18 années de danse classique au conservatoire et la pratique du yoga m’ont appris la rigueur du corps, de l’effort, le juste placement de la respiration, du soutien du périnée. Mon métier d’ostéopathe m’enseigne chaque jour l’importance de la mobilité. « Le mouvement, c’est la vie ».
Diverses formations en gynécologie, périnatalité, méthode de Gasquet, communication hypnotique, m’ont amenée à chercher des réponses ailleurs que dans la théorie appliquée à l’hôpital.

Depuis près de 60 ans, afin de palier aux douleurs de l’accouchement, l’analgésie péridurale s’est largement répandue. En France, en 2016, 82,6% des parturientes en ont bénéficié. La péridurale et la surmédicalisation de l’accouchement ont, de fait, contribué à l’alitement des femmes, au détriment de la mobilité du bassin, pourtant indispensable à la progression du bébé. La conséquence de cette prise en charge se traduit par une augmentation des naissances par extraction instrumentale (ventouse, forceps, cuillère).
Paradoxalement, de plus en plus de maisons de naissance, avec leur salle « nature », ouvrent leurs portes, privilégiant un accouchement dit physiologique.
Les femmes manifestent le désir de revenir à un accouchement plus naturel.
Tel va être le prochain défi du corps médical : assurer la sécurité de la mère et de l’enfant tout en préservant leur voyage intérieur.

Eveil et Sens

De plus en plus, il m’est apparu comme une évidence de faire partager aux femmes une autre vision de la naissance, de faire ressurgir en nous la mémoire que, depuis que le monde est monde, chaque femme a tout ce qu’il faut en elle pour enfanter.

Nos croyance, conditionnements, peurs, ont tendance à venir étouffer ce fabuleux pouvoir de création qu’on a chacune au fond de nous et qui nous permet d’accéder à notre intuition. C’est notre intuition qui guide l’enfantement et qui fait que, quel que soit le chemin qu’on emprunte, ce sera la meilleure façon pour nous et notre enfant de naître.

Reconnectée à elle et bien ancrée, la mère sait. Elle sait quelle posture adopter, comment ajuster son corps et son esprit pour accompagner son enfant. Les cerveaux de la mère et du bébé sont dans une permanente et subtile communication. La mère sécrète en grande quantité des endorphines (morphine naturelle) et de l’ocytocine (hormone de l’amour), ses ondes cérébrales passent de alpha (réalité consciente) à béta (subconscient) voire delta (inconscient).
Dans cet état de conscience modifiée, la femme accède à un nouveau niveau de connexion avec elle et son enfant. Elle est invitée à se dépasser, se surpasser, à mobiliser de tout son cœur, de toute son âme, sa douce puissance.
Si elle est sans cesse dérangée par l’équipe médicale ou ramenée à la réalité par ses peurs, ses doutes, elle ne parvient pas à passer le cap du changement de conscience et peut vivre son accouchement comme une épreuve particulièrement angoissante voire humiliante.

Ces ateliers d’accompagnement à l’enfantement, je les ai imaginés, tels que j’aurais aimé les recevoir avant les naissances de mes enfants. Complémentaires, ils ne se substituent en rien aux cours de préparation à l’accouchement animés par une sage-femme. Ils invitent à poser un autre regard sur la naissance.

Par cette approche holistique, nous abordons les thèmes suivants :

  • Comment respirer lors de l’accouchement ?
  • Comment se positionner physiologiquement, le plus naturellement possible ?
  • Comment accompagner la douleur ?
  • Comment se reconnecter à soi et développer son intuition ?
  • Comment préparer son corps avant la naissance ?
  • Comment récupérer au mieux après la naissance ?

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