Comment apparait la lésion ostéopathique ?

Comment apparaît la "lésion ostéopathique" ?

Le travail de tout ostéopathe est de rechercher ce qui entrave la mobilité, partant de ce grand principe la lésion ostéopathique se définit par toute perte de mobilité.

Partout où une masse quelconque (os, muscle, ligament, viscère) est voisine d’un vaisseau (nerf, veine ou artère), il y a possibilité de lésion ostéopathique par compression due à un déplacement d’une de ces structures. Cette compression entraine localement une stagnation des liquides qui engendre œdème et accumulation de toxines, ce qui a pour effet de perturber la fonction. L’organe fonctionnant moins bien, il devra fournir plus d’effort pour un même résultat, ce qui à la longue l’épuisera. Des adhérences vont se créer, diminuant la mobilité, ce qui influencera la fonction. Le cercle vicieux est bouclé.

Le corps humain est doué de la capacité d’auto-guérison. A une tension, le corps y répond en sollicitant ses mécanismes d’auto-guérison. Mais si le corps ne respecte pas le temps pour « recharger ses batteries », ou qu’il subit un traumatisme physique ou émotionnel important, ou encore de micro-traumatismes répétés, les mécanismes d’auto-guérison ne seront plus suffisants et la tension prendra le dessus. Ce qui engendrera des douleurs, lumbagos, ballonnements, migraines… la liste est longue !

C’est la localisation du blocage neuro-vasculaire qui donne sa spécificité à la maladie.

Le travail de l’ostéopathe sera alors d’interrompre ce cercle vicieux, par des manipulations manuelles, et d’aider le corps à trouver le chemin de l’auto-guérison. « Notre travail est donc d’ouvrir en grand toutes les portes, et d’envoyer le sang vers chaque organe : ils feront le reste. Maintenez ces organes bien alimentés en force nerveuse et en sang, afin qu’ils puissent maintenir le travail de construction au niveau normal. » Still, fondateur de l’ostéopathie (1828-1917).